Défendons la liberté d'expression contre le délit d'entrave numérique sur l'IVG

Pétition à l’attention de: MADAME LE MINISTRE DES FAMILLES - DE L'ENFANCE ET DES DROITS DES FEMMES

 

Défendons la liberté d'expression contre le délit d'entrave numérique sur l'IVG

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Pétition à l’attention de: MADAME LE MINISTRE DES FAMILLES - DE L'ENFANCE ET DES DROITS DES FEMMES

 
 
Madame le Ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes,
 
Vous avez annoncé vouloir introduire un amendement au projet de loi égalité et citoyenneté, afin d'élargir le délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) aux sites internet qui véhiculent des informations "biaisées" sur l'avortement.
 
Cette proposition vise à faire taire toutes les opinions dissidentes sur Internet. Ainsi toute personne qui oserait diffuser sur Internet des informations sur les aides existantes pour les femmes qui souhaiteraient garder leur bébé ou sur la souffrance que beaucoup de femmes connaissent après un avortement serait accusée de tromper les femmes et menacée des foudres de la justice. Ce nouveau délit pourrait potentiellement exposer l’intéressé à une peine de deux ans de prison et à 30 000 euros d’amende.
 
Que l’on soit favorable ou non au droit à l’IVG, il s’agit là d’une atteinte d’une gravité sans précédent à la liberté d’expression et d’information, fondement premier de toute société démocratique.
 
Le 11 janvier 2015, 4 millions de Français sont descendus dans la rue pour défendre la liberté inaliénable d’expression. Vous voulez museler aujourd’hui toute parole  sur l’avortement : et demain ? Qui nous mettra à l’abri de l’arbitraire pur ?  Si nous ne réagissons collectivement et fermement aujourd’hui, qui le fera demain ?
 
« La violence trouve son seul refuge dans le mensonge, et le mensonge son seul soutien dans la violence. Tout homme qui a choisi la violence comme moyen doit inexorablement choisir le mensonge comme règle » écrivait Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne. Face à la vérité qui se déploie naturellement, vous avez choisi la violence pour imposer par la force le mensonge.
 
L’immixtion jusque dans la sphère intime de la pensée, en imposant à tous les citoyens l'adhésion à une idéologie obligatoire traduit une grave dérive de nature totalitaire dans sa triple composante : contrôle des consciences (vos mensonges deviennent la Vérité), imposition par la force (amendes et peines de prison), tentation génocidaire au travers d’un eugénisme d’Etat (96% des enfants trisomiques sont avortés en France). 
 
Vous vous appuyez sur la loi Veil pour légitimer votre projet alors que cette dernière n’a jamais créé de droit à l’IVG, mais l’a dépénalisé à certaines conditions comme étant un moindre mal au vu de la santé publique. Simone Veil dans son discours du 26 novembre 1974 affirme explicitement que cette loi « ne créé aucun droit à l’avortement » mais qu’elle est là pour « le contrôler et en dissuader les femmes ».
 
Cet amendement a heureusement fait l’objet d’un avis défavorable en commission au Sénat et ne sera donc pas discuté à court terme. Nous n’avons cependant aucun doute que vous rechercherez d’autres voies, notamment parlementaires, pour imposer votre texte  comme vous l’avez évoqué sur France Culture. Votre gouvernement n’a en effet jamais cessé depuis 5 ans de voter des nombreuses dispositions qui aggravent la situation : suppression de l’exigence d’une situation de détresse, l’avortement érigé de manière symbolique au rang de droit fondamental, suppression du délai de réflexion, délivrance par les infirmières scolaires et les sages-femmes de produits abortifs, remboursement intégral de l’IVG et des actes y afférents, obligation de contrats d’objectifs et de moyens pour les établissements de santé, pratique de l’avortement chirurgical hors de l’hôpital, etc.
 
« S’ils se taisent, les pierres crieront! » : aujourd’hui, nous nous levons pour dire : « ça suffit ! »
 
Vous ne pourrez empêcher que des hommes et des femmes se lèvent pour annoncer haut et fort, à l’instar de Simone Veil en 1974, et sans émettre aucun jugement sur les personnes, que l’avortement est un échec et un drame.
  • L’avortement est en premier lieu un échec et un drame pour les enfants à qui l’on enlève la vie : c’est plus de 200 000 êtres humains qui chaque année ne verront jamais le jour en France.
     
  • L’avortement est un échec et un drame pour les mères qui avortent. Selon un dernier sondage IFOP, 89% des Français continuent à penser que l’avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes.  
    Ce sentiment est corroboré scientifiquement par de nombreuses études qui affirment notamment que l’IVG augmente le risque de dépression, d’anxiété, d’abus de drogues ou d’alcool, de mortalité naturelle, de pensées suicidaires ou de suicides, de troubles affectifs ou relationnels, etc.
    Au-delà des études, qui attestent de la réalité d’un syndrome post avortement, de nombreuses femmes en souffrance témoignent ouvertement, en s'épaulant les unes les autres, de leur souffrance. 
     
  • L’avortement est un échec et un drame pour les pères, car n'oublions pas qu'il faut être deux pour faire un enfant, comme le rapportent de nombreux témoignages.
     
  • L’avortement est un échec et un drame pour notre jeunesse comme le vient de le rappeler la mutuelle étudiante SMEREP qui vient de « tirer la sonnette d’alarme » en « alertant sur ces situations vécues par les jeunes femmes et sur les conséquences psychologiques parfois graves qu’ellespeuvent vivre lors de la pratique d’une intervention volontaire de grossesse ».
     
  • L’avortement est un échec et un drame pour le personnel médical dont vous pervertissez la vocation qui est de guérir ou de donner la vie.
     
  • L’avortement est un échec et un drame pour la liberté de conscience lorsque qu'on supprime aux pharmaciens la clause de conscience leur garantissant le droit de « refuser d’effectuer un acte pharmaceutique susceptible d’attenter à la vie humaine ».
     
  • L’avortement est un échec et un drame pour l’Etat et l’ensemble de la société : plus de 200 000 vies supprimées chaque année. C’est aujourd’hui plus de 9 millions de Français  qui manquent à notre pays depuis 1974 : un pays dont la natalité baisse est voué au déclin… La politique actuelle créé de fait un véritable eugénisme d’Etat pourtant interdit par la loi. Au niveau mondial, cet eugénisme provoque aujourd’hui en Asie le manque de 163 millions de femmes et demain, avec l’amélioration du dépistage néonatal, l’avortement permettra, puisqu’aucune raison ne devra être invoquée, de choisir son enfant sur catalogue en éliminant les personnes a priori les moins « performantes ».
 
Désormais, rien ne pourra faire que nous nous taisions, pour affirmer, de plus en nombreux et de plus en plus déterminés, cette vérité fondamentale : l’embryon et le fœtus sont dès le premier instant des êtres humains comme l'établissent la loi, la science ainsi que la langue française.
 
Madame le Ministre, nous ne souhaitons juger personne mais conserver la liberté de bien nommer le réel car « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde » (Albert Camus). 
 
Aussi, nous vous demandons Madame le Ministre, avec insistance et fermeté, de :
  • Retirer ces propositions qui sont une grave atteinte aux libertés fondamentales des Français
  • De permettre aux femmes d’exercer une véritable liberté de choix en les informant précisément, dans les sites que vous contrôlez, de la réalité de l’avortement.
  • De mettre en place une véritable politique de défense de la vie, comme le souhaite 72%  des Français estimant que « la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l’interruption de grossesse ».
De la liberté de penser à celle de panser…Laissez la société civile poursuivre sereinement ce travail d’aide, d’écoute, de conseil et de soutien auprès de ces femmes ayant à traverser l’épreuve de l'IVG qui n'est pas un acte anodin, et les conduire, comme le soulignait Simone Veil à l’Assemblée, « à mesurer toute la gravité de la décision qu’elles se proposent de prendre ».
 
Bien cordialement,
 
 
 
 
 
Salutations,
[Votre Nom]

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