Non à la disparition chrétienne dans le nord-est de la Syrie

Les derniers chrétiens de la région

 

Non à la disparition chrétienne dans le nord-est de la Syrie

010.000
  808
 
808 personnes ont signé. Aidez-nous à augmenter ce nombre 10.000 signatures.

Non à la disparition chrétienne dans le nord-est de la Syrie

Dans le nord-est de la Syrie, c’est un véritable massacre qui est en cours On pourrait dire que c’est la fin du génocide des Turcs envers les populations Assyriennes, Chaldéennes et Arméniennes, qui avaient trouvé refuge dans le nord-est de la Syrie après le massacre de plus d’un million d’Arméniens, d’Assyro-chaldéens et de grecs pontiques après la première guerre mondiale.

Cette présence chrétienne millénaire dans la région pourrait disparaître. Ces derniers sont pris en étau entre l’irrédentisme kurde et le fanatisme de l’islam sunnite.

Je vais vous expliquer

Une situation chaotique depuis le soulèvement islamiste de 2011

En Syrie, les chrétiens sont dispersés dans tout le pays et ne forment pas un bloc ethnique continu. Beaucoup de chrétiens ont déjà quitté le pays depuis le début de la guerre, 600 000, selon les estimations du chercheur Fabrice Balanche, géographe à l’université Lyon II. Ils représentent à peine plus de 10 % des 5,6 millions de réfugiés syriens enregistrés par le HCR, mais 60 % de la population chrétienne syrienne de 2010.

« Les chrétiens ne sont pas les seuls visés…Mais ils sont des cibles privilégiées ». Pour les islamistes de l’opposition, et plus tard pour l’État islamique, le chrétien est un kufr, un mécréant. Sa foi est intrinsèquement inférieure à l’Islam, arriérée, car n’ayant pas pris en compte la révélation faite à Mahomet. Le sommet de la violence a été atteint avec la prise de contrôle par l’État islamique d’une partie du territoire en Syrie.

Aux raisons religieuses, s’ajoutent les jeux d’alliances. Les chrétiens ont presque tous pris le parti de la République arabe syrienne et de Bachar al-Assad (et l’histoire leur donne raison !). Bachar al-Assad, comme son père avant lui, s’est toujours présenté comme le champion des minorités religieuses face aux Arabes sunnites qui constituent 65 % de la population. De fait, les chrétiens sont, aujourd’hui encore, largement acquis à la cause loyaliste. Dans son récent ouvrage Minorité d’Orient, Tigrane Yégavian définit ce soutien comme « quasi unanime, parfois spontané, souvent par défaut ». Il ajoute, « lucide et incrédule, ils savent que le pouvoir est le seul capable d’arrêter les islamistes et de leur assurer une protection ».

Une épuration dans le nord-est de la Syrie

À la suite de violents combats dans l’ensemble du pays, de nombreux chrétiens ont été tolérés dans le nord-est de la Syrie, contrôlés par les Kurdes… Mais il y a quelques semaines, l’ancien génocidaire (Turquie) a refait surface dans la région rendant la situation des chrétiens encore plus précaire.

Dans le nord-est de la Syrie, les Kurdes conservent une attitude hostile envers les chrétiens, qui sont restés fidèles à Bachar Al-Assad. Les Kurdes sont régulièrement accusés de vouloir faire du Rojava — nom donné au Kurdistan syrien — une terre kurde, et d’uniformiser la population du territoire dont il revendique l’autonomie. Or, le Nord-est syrien est une mosaïque ethnique : si 60 % de la population est kurde, le reste est essentiellement arabe, auquel s’ajoutent les chrétiens.

Le meurtre du prêtre arménien comme symbole

Joseph Hanna Ibrahim était prêtre de l’Église arménienne catholique, son père un simple fidèle de la communauté de Qamichli, dans le nord de la Syrie, à la frontière turque. Tous deux ont été tués lundi 11 novembre sur la route de Deir ez-Zor, dans l’est de la Syrie. Ils se rendaient sur le chantier de reconstruction d’une église de la ville. Les chrétiens syriens restent des cibles privilégiées.

L’œuvre d’Orient en dit plus sur cet assassinant :

Ce lundi 11 novembre vers 8 h 45 du matin, le père Hovsep, prêtre de la paroisse arménienne catholique Saint-Joseph, à Qamishli, se trouve sur la route entre Hassaké et Deir-ez-Zor. Il se rend sur le chantier de reconstruction du quartier chrétien de cette ville ravagée par la guerre. Grâce au soutien de l’Oeuvre d’Orient, l’église arménienne, des habitations et des commerces sont en cours de rénovation. « Certains chrétiens souhaitaient rentrer et ce projet est un premier pas pour la revitalisation du quartier », relate Vincent Gelot, responsable des projets de l’Oeuvre d’Orient pour la Syrie qui se rend régulièrement sur place. Dans la voiture se trouvent le père du prêtre, un diacre et un laïc. Le père Hovsep, bras droit de Mgr Antranig Ayvazian, effectue régulièrement ce périple de plusieurs heures pour superviser le chantier et payer les ouvriers qui y travaillent. « La semaine dernière, il m’a dit qu’il fallait qu’il y retourne, relate le vicaire général.

C’est à ce moment-là que sa voiture a été mitraillée par des islamistes…

Cette minorité chrétienne dans cette zone a pu survivre au génocide de 1915 et des années suivantes. Il ne faut pas oublier que le génocide commandité par l’Empire ottoman a été fait avec le soutien d’une partie de la population kurde de l’époque.

C’est le rôle de la France, mais aussi de l’Union européenne, de défendre la liberté religieuse dans le monde. Or cette dernière semble s’appliquer à géométrie variable.

Si la présence chrétienne venait à disparaitre de cette région, c’est un pan de l’histoire de l’humanité qui disparaitrait.

Signez cette pétition adressée à Jan Figel, envoyé spécial de l’Union européenne en charge de la liberté religieuse.

+ Letter to:

Signez cette pétition maintenant!

 
Please enter your first name
Please enter your last name
Please enter your email
Please enter your country
Please enter your zip code
Merci de choisir une option:
Nous traitons vos renseignements personnelles conformément à notre Politique d’utilisation des données et à nos Conditions d'utilisation.En signant, vous acceptez les Conditions d'utilisation et la Politique de confidentialité de CitizenGO et vous acceptez de recevoir des e-mails occasionnels concernant nos campagnes. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment.

Ne laissons pas disparaître la présence chrétienne dans le nord-est de la Syrie

À l’attention de Monsieur Jan Figel,

Envoyé spécial de l’Union européenne pour la liberté religieuse

Monsieur,

Je vous écris afin de vous part du sort de nombreuses minorités chrétiennes dans le nord-est de la Syrie. À la suite du début de la guerre en Syrie en 2011, de nombreuses minorités chrétiennes ont trouvé refuge dans cette région, administrée alors par les Kurdes. De nombreux chrétiens sont également présents depuis 1915, il s’agit d’Arméniens, d’Assyriens, de Chaldéens, rescapés du génocide réalisé par l’Empire ottoman.

La Turquie a envahi un pays étranger et réalise de nombreux massacres en dehors de toutes conventions internationales. De nombreux Kurdes ont été tués, mais le “Kurdistan syrien” n’est composé que de 60 % de Kurdes. C’est une véritable mosaïque ethnique, si chère au Moyen-Orient, où vivent des Arabes, mais également de très nombreuses minorités chrétiennes. Aujourd’hui, de nombreux villages sont vidés, il ne reste que quelques chrétiens pour protéger ce qu’il reste d’une présence millénaire dans la région.

Le 11 novembre, le Père Joseph Hanna Ibrahim a été assassiné par l’État islamique dans l’est de la Syrie. Face à l’offensive turque, la suspicion kurde et la résurgence de l’État islamique, la présence chrétienne dans cette région est en voie de disparition.

En tant qu’envoyé spécial pour la liberté religieuse, quelles actions comptez-vous mener pour faire respecter la liberté religieuse dans cette région.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de ma considération la plus distinguée.

Salutations,
[Votre Nom]

Non à la disparition chrétienne dans le nord-est de la Syrie

Signez cette pétition maintenant!

010.000
  808
 
808 personnes ont signé. Aidez-nous à augmenter ce nombre 10.000 signatures.